Exposition permanente "Charlotte Corday"

Une exposition a été consacrée à Charlotte Corday jusqu'en 2015, au sein du musée.

 

 

 

 

 

 

CHARLOTTE CORDAY

1768 – 1793

 

UNE NORMANDE DANS LA TOURMENTE REVOLUTIONNAIRE.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marie Anne Charlotte de Corday d’Armont naquit le 27 juillet 1768, à Saint Saturnin des Lignerits, dans le département de l’Orne, à mi-chemin entre Trun et Vimoutiers. Son père, Jacques François de Corday seigneur d’Armont, était l’arrière petit fils de Marie Corneille, sœur de Thomas et de Pierre CORNEILLE, le grand dramaturge.

 

Jacques François de Corday d’Armont, bien qu’étant de très ancienne noblesse (XIème siècle), ne vivait qu’avec de petites ressources avec sa femme et ses enfants, dans sa modeste demeure du Ronceray. Marie quitta pour la première fois le logis familial à huit ans. Elle fut placée chez son oncle, l’abbé de Corday, curé de Vicques. Peu de temps après, la famille de Corday s’installa à Caen, où elle séjourna jusqu’en 1782, au n°11 de la rue Basse. Le 8 avril 1782, Madame de Corday décéda. Elle fut inhumée avec son enfant mort-né, dans le cimetière de l’église Saint-Gilles ; c’est l’abbé GOMBAULT, curé de la paroisse qui signa l’acte de décès. Ce prêtre non assermenté pendant la révolution fut guillotiné le 5 avril 1793 place Saint-Sauveur.

 

Au printemps 1782, Marie et sa sœur Eléonore entrèrent à l’ABBAYE AUX DAMES de Caen comme pensionnaires. L’abbesse, Madame de Belsunce, était la tante du jeune gouverneur du château qui fut tué et dépecé par les révolutionnaires caennais en août 1789.

 

En 1787, à Madame de Belsunce succéda Madame de Pontécoulant. La nouvelle abbesse confia des travaux de secrétariat à Marie qui s’en acquitta très bien jusqu’en 1791, où les religieuses furent chassées de l’abbaye. Marie rejoignit alors la maison paternelle, au Mesnil -Imbert.

 

Peu de temps après, elle revint à Caen pour vivre avec sa tante, Madame Le Coustellier de Breteville-Gouville qui habitait 148 rue Saint Jean, face à l’église Saint-Jean. Marie était alors âgée de 22 ans. Elle était une belle jeune femme, d’une taille au-dessus de la moyenne et plutôt fortement constituée, un teint clair et des cheveux blonds légèrement cendrés, des yeux gris bleus, fiers et d’une grande douceur, un visage ovale, les mains et les bras dignes de servir de modèle. Tout son corps révélait un mélange de fierté et de douceur.

 

Privée de tendresse familiale, Marie se replia dans la lecture et l’étude, elle aima les belles lettres, elle lut surtout parmi les anciens, Plutarque et Tacite et les modernes, J-J Rousseau, Voltaire et surtout l’abbé Raynal. Elle lisait également les journaux de l’époque et les publications politiques de la Gironde, affirmant elle-même qu’elle était « républicaine avant la révolution ».

 

Elle avait été témoin impuissant de tueries devant l’église Saint-Jean. On lui avait raconté les massacres de Paris et du château de Caen… Pendant ce temps, Marat, « l’Ami du Peuple », continuait à réclamer des têtes et du sang.

 

Après leur proscription et leur condamnation, les Girondins Buzot, Petion, Louvet, Valady, Gorsas, Barbaroux et beaucoup d’autres s’étaient réfugiés à Caen, à l’Hôtel de l’Intendance situé rue des Carmes, très proche de la maison de Madame de Bretteville. De cet hôtel, ils organisaient la résistance à la Montagne et aux Jacobins. Marie assista à leur assemblée solennelle, elle applaudit à leurs desseins et chercha silencieusement comment les seconder…

 

Le 9 juillet 1793, Marie passa pour la dernière fois la porte de la maison de Madame de Bretteville ; sa décision était prise, il lui fallait « libérer la France du monstre sanguinaire » que représentait Marat. La voilà donc partie pour son dernier voyage. Arrivée à Paris, elle descendit à l’Hôtel de la Providence. Là, elle rédigea un très long texte qu’elle intitula « Adresse aux Français amis des lois et de la paix », texte écrit d’un seul jet afin d’expliquer son acte à sa nation, pour délivrer à jamais la patrie de la tyrannie. Marie se rendit ensuite au Palais Royal pour acheter un couteau. Elle aurait voulu frapper Marat en pleine Assemblée mais celui-ci ne s’y rendait plus. Souffrant d’un eczéma scrofuleux et de violentes migraines, il demeurait chez lui, immergé dans une baignoire d’eau vinaigrée afin de calmer les démangeaisons. Elle devait donc le tuer chez lui.

 

Le 13 juillet 1793, Marie se retrouva au n°30 de la rue des Cordeliers, où vivait Marat. Il était protégé par un entourage presque féroce qui refusa à Marie toute visite. Mais à force d’obstination, de courage et de ruse, cette dernière obtint une audience auprès de Marat ; elle avait des révélations à lui faire et il était à même de « rendre un grand service à la France ».

 

Ayant alors appris ce qui se passait à Caen avec les Girondins, Marat nota les noms des députés mis en cause et dit à Marie qu’il les ferait tous guillotiner à PARIS. Marie lui plongea alors la lame de son couteau dans la poitrine. Elle fut presque aussitôt arrêtée et interrogée.

 

Dès les premiers interrogatoires, Marie Anne Charlotte de Corday d’Armont devint CHARLOTTE CORDAY. C’est sous ce nom que notre jeune héroïne normande entra dans l’Histoire.

 

Son procès fut étonnant ; elle avouait tout, elle avait tout préparé et seule !

 

Condamnée à mort, on la conduisit à sa cellule où elle écrivit une lettre à son père, lui expliquant sa conduite et lui demandant de lui pardonner. Elle termina sa lettre en embrassant sa sœur et tous ses parents, leur demandant enfin de ne pas oublier ce vers de Thomas Corneille : « le crime fait la honte, et non pas l’échafaud ».

 

Pendant le procès, Charlotte Corday avait aperçu un jeune homme en train de dessiner son portrait, elle s’était alors tournée vers lui pour lui faciliter la tâche. Ce peintre était Jean-Jacques Hauer. Le 17 juillet 1793, dans la cellule de Charlotte, à la Conciergerie, il terminait ce portrait lorsque les gardes et le bourreau muni de ciseaux, de cordes et de la blouse rouge des condamnés à mort entrèrent. Charlotte demanda alors au bourreau et coupa une boucle de ses cheveux qu’elle offrit à Hauer en souvenir, pour le remercier de l’intérêt qu’il lui avait porté.

 

Vers la fin de l’après-midi, Charlotte monta dans la charrette qui allait la conduire à l’échafaud. Elle refusa de s’asseoir. L’orage grondait, la foule hurlait et la pluie se mit à tomber à grosses gouttes. Charlotte resta debout, sa robe rouge de condamnée était trempée ; ce spectacle fantastique frappa beaucoup de personnes.

 

En arrivant à l’échafaud, Charlotte souriait à des gens qui l’applaudissaient. Après avoir monté les marches de l’échafaud, elle voulut s’adresser à la foule, on l’en empêcha. Alors elle se dirigea seule vers la guillotine où elle se plaça elle-même. Sur un signe du bourreau, le couteau tomba. Il était environ 7 heures du soir, ce 17 juillet 1793. Elle n’avait que 24 ans.

 

Exposition 2015 sur Jules PERRIGOT

 

Enfant de Vimoutiers il est né le 2/11/1861, rue Gigon La Bertrie. D'ailleurs, la maison existe toujours. Son père, né à Moutiers en  Auge, ainsi que sa mère Rose Cosnard s’installent fabricant de toiles. Jules fait ses  études au collège tenu par les frères des écoles chrétiennes, puis à Argentan également chez les frères.

 

Une fois son bac en poche, il prend la direction Paris ou il obtient le diplôme des arts et manufactures. Il devient chercheur puis inventeur afin de défendre ses inventions et déposer ses brevets et les droits. Licencié, il devient ingénieur des brevets d’inventions.

 

C'est l'inventeur du fameux code de la route, en 1905.

 

Par son mariage avec Claire Masure, fille d’un ancien centralien Léon Masure, propriétaire des papeteries d’ARCHES, il devient à son tour directeur, ainsi que son fils Etienne. Jules devient un homme aux multiples occupations avec une exigence du travail bien fait.

 

Ceci n’est qu’un rapide survol de la vie de Jules PERRIGOT. Une exposition s'est tenu en 2015 au sein du musée.

 

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Association Musée du camembert, conservatoire des traditions du Pays d'Auge.